Lundi 13 juin 2016

Festival Solo Théâtre

On ne cesse de le répéter : la scène reste le forum où tout peut se penser, s’oser et s’inventer. Comme par exemple ce festival inédit initié par les Déchargeurs et Les Livreurs. Solo théâtre ? C’est "1 interprète, 1 pièce, 1 heure". L’occasion rare d’entendre un classique de théâtre sans décors ni accessoires, en une heure max. Tout repose sur la capacité du comédien à monter seul en scène, avec sa voix et sa présence scénique comme uniques alliées. Charge à lui de défendre un auteur, de maintenir l’attention (la tension) ou de créer l’émotion, porté simplement par la parole, son élan, son engagement. Travailler les textes comme une étude sonore, privilégier la musique des mots, c’est l’idée défendue par ces créateurs d’événements littéraires qui enseignent depuis 2006 le Solo théâtre au sein de l’université Paris-Sorbonne (Paris IV) tant pour les étudiants que pour les adultes en formation continue. Objectifs ? S’inscrire dans le sillage de Jean Vilar, loin de tout élitisme pour hisser haut le pavillon du verbe, se laisser ondoyer au rythme voluptueux des alexandrins, nous faire (re)découvrir la musicalité de textes restés intergénérationnels au fil des ans. Au programme un florilège de genres, d’époques et de lieux : un zeste de guerre des sexes (Lysistrata d’Aristophane, le 15), une pincée de comédie grinçante (Kroum l’Ectoplasme de Hanokh Levin, le 16), mais aussi Feu, la mère de madame (Feydeau, le 17), L’Avare (Molière, le 18), Le Chien des Baskerville (Conan Doyle, le 22), Douze hommes en colère (Reginald Rose, le 23), Le Malade imaginaire (Molière, le 24) et enfin Hamlet (Shakespeare, le 25). Autant de façons de vérifier un seul et même credo, a priori plein de bon sens, "Mieux vaut seul que mal accompagné"._