Le Magazine Littéraire - novembre 2009

« Livres en tête » offre un festival de lecture sonore

Parce que « Livre en Fête » n’existe plus, « Livre en Tête » organise un festival de « lecture sonore » au Réfectoire des Cordeliers à Paris du 19 au 22 novembre.

Parce que «Livre en Fête» n’existe plus, le Service culturel des étudiants de l’Université Paris-Sorbonne et les Livreurs, spécialiste de la lecture à voix haute, ont décidé de créer «Livre en Tête». Et d’organiser au Réfectoire des Cordeliers un festival de «lecture sonore», en partenariat avec France Culture, du 19 au 22 novembre. Une manifestation à laquelle l’essayiste et écrivain Pierre Jourde a décidé de se mêler pour proposer une programmation cocasse et d’une extrême richesse.

Mais quel est le concept de Livre en tête ? Il est simple : parler, faire parler et surtout de faire entendre la littérature. Chacun des rendez-vous de cette manifestation aborde ainsi la lecture par un biais différent. De manière relativement classique le 19 novembre, avec une série de lecture d’?uvres de 10 auteurs représentatifs du récit français contemporain : Pierre Michon, prix de l’Académie française, Eric Chevillard, Jean-Marie Laclavetine ou Marie NDiaye, prix Goncourt 2009, se rendent ce soir-là au Réfectoire des Cordeliers, accompagnés pour l’occasion du violoncelliste Xavier Phillips. La lecture se fait en effet musicale, le 20, avec un concert littéraire qui revisite le genre du pamphlet. Elle devient franchement ludique, le 21, avec un quizz littéraire, puis étonnamment dansante, le même jour, alors que cessions de salsa ou de rock sont entrecoupés de parodies et détournements de textes de Marguerite Duras, Philippe Delerm ou Christine Angot. Quels sont les « textes qu’on aimerait bien écouter à la messe » ? Il faudra se rendre le matin du dimanche 22 dans le fameux couvent des Cordeliers pour avoir la réponse. Et tout au long de ces «Livres en tête», on vous propose de partir à la recherche de Félix Libris, célèbre lecteur à haute voix disparu récemment en Chine, à travers les photographies de James Lear, parti pendant deux mois sur ses traces. Une façon, pour Bernard Engel, qui représente les Livreurs pour ce festival, de « faire découvrir des auteurs de fond dans un cadre amusant et ludique, pour prouver l’humour même de ces écrivains que l’on juge un peu trop vite comme « sérieux » ».