Alors que la soirée Into the Wilde du festival Livres en Tête proposera le 21 novembre à Paris deux œuvres d’Oscar Wilde revisitées en Solo Théâtre, Élisabeth Viain, universitaire et interprète des Livreurs, nous invite à découvrir cette forme scénique singulière et novatrice.
Le Solo Théâtre est une forme théâtrale imaginée par Les Livreurs et qui consiste, pour un seul interprète, à incarner tous les rôles d’une pièce. L’interprète, généralement debout face au public, engage sa voix et son corps sans se déplacer. Économe en moyens puisqu’il ne requiert aucun accessoire, le Solo Théâtre présente aussi l’intérêt de ne pas figer la correspondance entre les caractéristiques de l’interprète et celles des personnages : un même artiste endosse l’ensemble des rôles.
En ce sens, le Solo Théâtre ne suppose aucune adéquation entre le genre de l’interprète et celui des personnages. Ce principe répond à une problématique récurrente du monde théâtral : le faible nombre de rôles féminins dans le théâtre classique. En permettant à l’interprète de jouer indifféremment des rôles d’homme ou de femme, le Solo Théâtre résout naturellement le déséquilibre entre masculin et féminin sur les scènes.
Cette pratique apparaît d’ailleurs à la fois nouvelle et issue d’un réseau de traditions (les trois acteurs du théâtre antique), de contraintes (l’auteur lisant sa pièce devant le comité de lecture de la Comédie-Française au XIXe s.) ou d’expérimentations (travestissement, « emploi », restriction du nombre d’acteurs) qu’elle se réapproprie au service de la liberté de l’interprète.
Le Solo Théâtre est une forme théâtrale imaginée par Les Livreurs et qui consiste, pour un seul interprète, à incarner tous les rôles d’une pièce. L’interprète, généralement debout face au public, engage sa voix et son corps sans se déplacer. Économe en moyens puisqu’il ne requiert aucun accessoire, le Solo Théâtre présente aussi l’intérêt de ne pas figer la correspondance entre les caractéristiques de l’interprète et celles des personnages : un même artiste endosse l’ensemble des rôles.
En ce sens, le Solo Théâtre ne suppose aucune adéquation entre le genre de l’interprète et celui des personnages. Ce principe répond à une problématique récurrente du monde théâtral : le faible nombre de rôles féminins dans le théâtre classique. En permettant à l’interprète de jouer indifféremment des rôles d’homme ou de femme, le Solo Théâtre résout naturellement le déséquilibre entre masculin et féminin sur les scènes.
Cette pratique apparaît d’ailleurs à la fois nouvelle et issue d’un réseau de traditions (les trois acteurs du théâtre antique), de contraintes (l’auteur lisant sa pièce devant le comité de lecture de la Comédie-Française au XIXe s.) ou d’expérimentations (travestissement, « emploi », restriction du nombre d’acteurs) qu’elle se réapproprie au service de la liberté de l’interprète.










